Samedi 10 juin 2006

Requiem for a love

Un conquistador cherche sans répis Xibalba, l'arbre de vie des Mayas. Un scientifique étudie pour trouver un moyen de guérir la tumeur de sa femme. Un homme dérive dans son vaisseau, dans un futur lointain, accompagné de ses visions. Ces trois individus forment une seule et même personne et ont un objectif commun : braver la mort pour conserver leur amour pendant l'éternité...

Darren Aronofsky, réalisateur de Pi et Requiem for a dream, projette de réaliser un film personnel : The Fountain. Le projet tombe à l'eau. Pour mieux renaître, puisqu'il deviendra à la fois une bande dessinée et un film. Après lecture de l'album, ces péripéties prennent une symbolique toute particulière. En effet, deux thèmes sont omniprésents dans ce livre, à savoir l'amour et l'interdépendance entre la vie et la mort. Pour l'un des personnages, la mort est tout sauf une fin, c'est une rennaissance, une continuité logique, tout comme pour les Mayas. Présentées de la sorte, les thèmatiques abordées peuvent paraître gnangnan, mais c'est compter sans la poésie, la subtilité et la justesse qui émanent de cette rencontre entre un cinéaste et Kent Williams, dessinateur au style évocateur, qui crée une ambiance propre à chaque moment du récit. Je ne m'étalerai pas plus longtemps sur cette oeuvre abstraite mais envoutante qu'est The Fountain. Il suffit de lire et de se laisser embarquer...

The Fountain ; Darren Aronofsky (scénario) & Kent Williams (peinture) ; Emmanuel Proust

© 2006 D. Aronofsky & K. Williams - Emmanuel Proust

par Landry NOBLET publié dans : Comics
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Texte libre

L'incontournable du moment :

Un témoignage indispensable sur une terrible bavure policière lors d'une manifestation ouvrière à Brest en 1950. Une lecture nécessaire.

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